Bonjour,
Je suis divorcée depuis bientôt deux ans, avec une garde alternée initialement prévue dans le jugement pour notre fille qui va avoir 13 ans.
Dans les faits, cette organisation n'est plus du tout respectée. J'ai ma fille en permanence, y compris tous les week-ends. Même pendant les semaines où il est censé l'avoir, son père est régulièrement absent pour des raisons personnelles qu'il ne précise pas, et je dois donc assurer seule la garde.
J'ai accepté cette situation jusqu'à présent pour le bien de ma fille et afin d'éviter les conflits.
Par ailleurs, le jugement prévoit que les vacances d'été doivent être fixées par le père, à condition qu'il m'en informe par courrier avant le 31 mai de chaque année. Or, depuis le
divorce, je n'ai jamais reçu ce courrier.
En pratique, nous sommes censés nous organiser à l'amiable, mais il modifie les périodes à sa convenance et m'impose ses dates, y compris lorsqu'elles empiètent sur mon temps de garde actuel.
Aujourd'hui, il m'a informée qu'il souhaitait partir entre fin juin et mi-juillet, sans concertation préalable. Je ne lui ai pas encore répondu.
Je me retrouve dans une situation totalement déséquilibrée : j'assume la quasi-totalité du quotidien, mais il décide unilatéralement des périodes qui l'arrangent.
Je précise également que je souhaite éviter autant que possible une nouvelle procédure judiciaire, notamment en raison des délais très longs devant le JAF (souvent entre un an et demi et deux ans), mais aussi pour limiter les conflits.
Cependant, cette situation devient difficilement tenable.
Mes questions sont les suivantes :
* Suis-je en droit de refuser les dates de vacances qu'il impose, notamment lorsqu'il ne respecte pas les modalités prévues dans le jugement (courrier avant le 31 mai) ?
* Le fait qu'il ne respecte plus du tout la garde alternée joue-t-il en ma faveur si je décide de poser des limites ?
* Puis-je m'appuyer sur le non-respect du jugement pour refuser certains aménagements ?
* Est-ce risqué juridiquement de refuser désormais, après avoir accepté pendant plusieurs mois voire années ?
* Quelles solutions concrètes puis-je mettre en place pour encadrer la situation sans repasser immédiatement devant le JAF ?
Je souhaite avant tout préserver un climat apaisé pour ma fille, mais aussi rétablir un fonctionnement plus équilibré.
Je vous remercie par avance pour votre aide.
Merci de vos réponses